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La Haute autorité de la communication a à nouveau suspendu notre confrère www.gabonreview.com pour 3 mois suite à son refus de se conformer à sa précédente sanction.

Le régulateur de la communication dans notre pays avait pris une décision concernant ce média en ligne, il près d’un mois. Décision que le média avait promis de respecter, contre toute attente, il a recommencé à éditer sans attendre le terme de sa suspension.

Devant cet acte de défiance, les membres de ladite instance ont décidé de le suspension plus longue, 3 mois. Non content de la sanction au média dont il est le directeur de publication à affirmé qu’il ne s’y conformerait pas. C’est d’ailleurs, Jean Gaspard Ntoutoume Ayi s’en fait le rapporteur en le citant : “À TITRE D’INFORMATION, Raphaël Ntoutoume Nkoghe a décidé de la fermeture de Gabonreview pour 3 mois, au motif que nous aurions manqué de respect à la HAC. Nous ne nous exécuterons pas, quitte à ce qu’il y ait emprisonnement ou mort d’homme. Les rebellions naissent de l’abus de pouvoir et de l’impossibilité de recours pour les opprimés“.

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Déclaration qui sonne, non seulement, comme une attaque personnelle contre le président de la haute autorité de la communication qui ne prend pas seul les décisions, mais aussi contre le pouvoir. Un mélange de genre qui trahit bien le fait que le combat politique que mène François Ndjimbi, membre du groupuscule Appel à agir, a pris le dessus sur l’exercice de la profession de journaliste.

La HAC a-t-elle le pouvoir de faire emprisonner quelqu’un ? Non! Elle peut suspendre un média ou un journaliste, transmettre un dossier à une juridiction compétente qui peut conduire à la fermeture d’un média mais n’ordonne pas l’emprisonnement d’un journaliste. Pourquoi Francois Ndjimbi parle-t-il de mort? Espère-t-il l’être ? Je crois que la dérive de notre confrère est mise à nue, il confond désormais journalisme et combat politique au point de se servir du média dont il a charge comme bouclier et croit haranguer les foules en se faisant passer pour une personne prête à jouer les martyrs pour défendre son média, mais tout le monde voit bien que cela relève d’une stratégie politique mal déguisée.

Le confrère devrait respecter les délais de suspension qui lui sont imposés et en profiter de cette période pour méditer sur l’orientation et l’image données de www.gabonreview.com autrement que celles d’informer, car ce n’est plus cela faire du journalisme. La corporation a besoin de gabonreview de son brillant directeur de publication. Alors sachons, raison gardée, mettre des frontières entre politique et information.

Patrick Nze

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