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Un panneau publicitaire géant à quelques mètres seulement du Lycée Paul Indjendje Goudjout


Le Gabon est l’un de pays en Afrique qui a le taux le plus élevé de consommation d’alcool chez les jeunes. Dans une société qui est de plus en plus sous l’emprise de ce vice et autres dépravations, force est de constater que rien n’est fait pour épargner les jeunes de ces tentations. Les opérateurs économiques n’hésitent pas à promouvoir leurs produits sans tenir compte de l’environnement autour. A ce demander quelle est l’ambition réelle de Sobraga?

 

Promotion du jeu concours de la marque Beaufort

 

Dans un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il a été établi qu’un gabonais âgé de plus de 15 ans consomme en moyenne 9,01 litres de boissons alcoolisées par an. A Libreville, les panneaux publicitaires mettant en évidence les produits de la Société de Brasserie au Gabon (SOBRAGA), pullulent la ville au point de polluer la vue, histoire de matraquer la cible et l’inciter à consommer, quitte à le faire prêt des établissements scolaires.

En se rendant  dans des établissements comme le lycée Paul Indjendje Gondjout ex lycée d’Etat, Nelson Mandela ou l’université Omar Bongo pour ne citer que ceux là ; l’exhibition des produits alcoolisés ne passe pas inaperçu. De la promotion de la marque Beaufort et autres  Castel Booster et Vino cola, toutes les conditions sont réunies pour inciter les jeunes apprenants à se lancer précocement dans la consommation de ces produits, ceci au détriment leur éducation par la même occasion. 

Ce genre d’agissements soulève un certain nombre de question. c’est à se demander si l’ambition de Sobraga ne serait pas de faire de cette jeunesse gabonaise des ivrognes patenté. Sinon comment comprendre que de tels actes contraire à l’éthique et à la morale soient posés. Le profit est-il plus important que l’avenir de ces enfants? Qu’attendent les autorités compétentes à agir contre ce genre de promotion prêt des établissement d’apprentissage?

Des lois avaient d’ailleurs été prises pour que les débits de boisson soient ouverts loin des établissements scolaires, cependant on en retrouve toujours aux abords de ces lieux de savoir. Les Mairies qui perçoivent des redevances publicitaires et les les propriétaires de régies publicitaires se rendraient-elles complices de ce phénomène? Tout porte à croire que si au vu du silence coupable affiché par ces derniers devant cet état de fait. 

Arnaud Ebare

 

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