Portrait 2 gabonais : Audrey Tsimba, un modèle pour ses sœurs gabonaises

Audrey Tsimba Mambunda est une jeune femme gabonaise de 31 ans, propriétaire d’un salon de beauté situé dans la cité Sni Owendo en face de l’Église catholique. Cette jeune femme qui s’est lancé dans l’entrepreneuriat après ses études supérieures se livre sur son aventure et son quotidien à “Délysse coiffure”.

D’où vous est venu l’idée de salon de coiffure ? 

“Tout part de la situation actuelle du pays, sortant de ma formation universitaire, conclu par une licence en chargé d’affaires en réseaux télécoms, je me suis demandée que vais-je faire si je ne trouve pas un emploi dans l’immédiat. Puis une amie m’a rappelé ma passion pour la coiffure et ce don naturel que j’avais depuis mon enfance. C’est de là que tout est parti”. 

Comment se sont passés vos débuts ? 

“Au début j’étais vraiment sceptique, vu l’environnement, mais la persévérance et la foi, ces deux mots m’ont beaucoup booster. Je crois beaucoup en Dieu et c’est de lui que m’est venu la force de me battre et de continuer. Aujourd’hui je ne regrette pas”. 

Quelle sont vos difficultés au quotidien ? 

“Ma première difficulté est l’emplacement de ma structure, nous sommes dans une cité et l’agglomération n’est pas dense comme dans les quartiers populaires. Ensuite, le scepticisme et le manque des 

habitants qui doutent toujours de mes compétences, dû au fait d’être une jeune gabonaise jusqu’à ce qu’ils voient mon travail. Enfin la concurrence, contrairement à moi, mes concurrents sont bien équipés , je débute à peine et c’est compliqué de lutter contre cette concurrence”. 

Quels conseils donnez-vous à ces jeunes qui pensent que certains métiers sont réducteurs ? 

“Je les encourage à s’auto-employer car on est jamais mieux servi que par soi-même. Et être son propre patron y’a pas mieux. Surtout que la demande en terme d’emploi est forte et les offres faibles. C’est pas facile mais quand on a une idée, quelque chose qu’on veut, il faut se battre pour la réaliser, seule la persévérance et la foi paient ”. 

Quel a été votre capital minimum ? 

“L’achat du matériel et autres accessoires m’ont valu à peu près 3.000.000 de francs CFA fruit de plusieurs années de sacrifice, d’épargne et de tontines”. 

La détermination et la persévérance de cette jeune gabonaise prouve à suffisance que le souhait du Chef de l’État, Ali Bongo Ondimba, de voir des jeunes gabonais devenir de plus en plus entreprenants. trouve un écho favorable. 

Arnaud Ebare

La Rédaction

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